Projet final, ivresse.

Publié le par Lormet

DSC03342.jpgOups ! J'avais fait les mains à l'envers ! Ça m'a sauté aux yeux comme un coup de pied au cul, c'est la maladie des gauchers contrariés, faut toujours prendre un peu de temps pour tout remettre à l'endroit... Il m'a donc fallu couper les mimines et les changer de coté...  Du coup, le modelage est moins fluide, y a un p'tit truc qui coince mais je pense aussi que ma vision est déformée et trop focalisée sur cette histoire et que la plupart des gens ne verront que la globalité de l'objet, ce n'est qu'une maquette après tout... Mais quand même...













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J'ai vu le projet de Christophe et je suis toujours surpris de la pureté de ce qu'il fait, il y a une sorte de dépouillement, d'épure, c'est très esthétique... Un peu le contraire de ma complexité, il arrive à synthétiser des trucs et moi j'additionne et j'empile.
Voilà le texte que j'ai pondu pour la "signification de l'oeuvre", je suis toujours surpris de ce genre de truc mais je n'y peux rien, ça sort comme ça, c'est kitsch mais il faut que j'accepte.














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"Les ivresses sont des histoires de fluides connus, mais pour cette ébriété particulière, ivresse de vie, je n'en sais ni la source ni les conjonctions ; c'est un fluide vital, un flash cognitif entre moi et l'univers, un truc animal, une connexion qui shunt ma cervelle pour me faire frère du soleil et de la fourmi... L'extase qui s'en suit me fait rouler dans la poussière, je suis racine et tronc, branche, rameau et puceron dans la sève, je ressens tout, j'ai éteins mon cerveau, je suis alors intelligent, j'ai zappé sur l'essentiel. Deux ou trois minutes, la tête dans les étoiles et le cul dans les ronces, je retombe, je suis lourd... Ce court bonheur, ivresse trop rare, suffit pourtant à rehausser mon énergie, je sais d'où je viens, je sais où je vais, je suis vivant. "
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